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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Midsommar : l'enfer chez les païens

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 18 Novembre 2020, 15:06pm

Midsommar : l'enfer chez les païens

Midsommar est un film réalisé par Ari Aster, et paru le 18 juin 2019, un an après la parution du film qui fit connaitre Ari Aster, Hérédité (se rangeant dans la meme catégorie que Midsommar), ce qui montre que le jeune réalisateur a déjà des prédisposition dans le monde de l’horreur.

 

Dans ce film, Mr Aster choisit de prendre le risque du contrepoint esthétique, en développant l’horreur de son film sous un soleil perpétuel d’un été suédois, ce qui à vrai dire, est plutôt rare dans cette catégories de film, donc Midsommar nous raconte l’histoire d’un couple: Dani(joué par Florence Pugh) et Christian(joué par Jack Reynor), la jeune femme venant de perdre la quasi intégralité de sa famille, lors d’un suicide/ techniquement un meurtre, elle est profondément bouleversée par la nouvelle, et pour ne rien arranger son petit ami veut partir en voyage en Suède, apprenant la mort de sa famille, Christian lui propose donc de venir avec lui et ses 3 autres amis, en Suède pour assister à un événement qui n’a lieux que tout les 90 ans, dans une petite communauté (qu’on peut clairement qualifier de secte) dont Pelle(Vilhelm Blomgren), l’un des amis de Christian, qui est originaire de cette tribu. Dès le début on sent une tension, la lumière utilisée, la musique stridente, faisant penser à une sirène d’alarme ainsi que l’avancée très lente de la caméra dans toute la maison des parents de Dani, pour montrer le drame qu’il s’est produit, et cette douloureuse “gratuité” dont Dani est victime, n’est que le début d’une plongée dans le néant. Le groupe d’ami arrive finalement à sa destination, c’est ici que la caméra opère une suite de mouvements de basculement, le ciel et le sol s’inverse, ce qui démarque l’entrée dans un nouvel espace/cadre, ils sont accueillis au sein d’un petit village construit sur une prairie idyllique, avec des habitants bien particulier, tous vêtus de longue toges blanches, c’est ici qu’on entre voit la grande minutie dont fait preuve Mr Aster, avec peu d’élément commun au monde du cinema horrifique, il réussit a construire un univers aussi coloré que terrifiant, un véritable enfer vêtus d’une apparence paradisiaque, les runes ancestrales, la grande ruralité du lieux, ces éléments nous donne l’impression d’avoir remonté dans le temps, les rites de la communauté et leurs croyances ésotériques, accroisse ce sentiments. Ari Aster oppose également le mouvement communautaire païens à l’individualisme de nos voyageurs, on comprend au fur et à mesure du film l’importance de la communauté au sein des villageois, lors du premier rituel, et après une scène qu’on peut qualifié d’atroce, la douleur ressenti par un individu est partagée à tous les individus de la tribu, ce qui créée un profond malaise, car tout ces gestes rituels, sont une manière de montrer l’appartenance à un groupe, ce qui exclu les autres. C’est avec cette ambiance anxiogène que le jeune réalisateur démontre son talent de metteur en scène, car dans Midsommar Ari Aster a choisit de faire surgir l’horreur par touche, ce procéder fait progressivement apparaitre la véritable nature de cet univers pseudo féerique et fait sortir ce chef d’oeuvre des sentiers classiques du monde horreur/épouvante cinématographique.

rédigé par Filipe Machado   

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