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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Personne ne sait que je suis là

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 5 Novembre 2020, 19:46pm

Personne ne sait que je suis là

De Gaspar Antillo, réalisateur chilien, n'a réalisé qu'un court métrage auparavant.

 

Personne ne sait que je suis là, un film touchant et poignant. L'histoire d'un homme traumatisé par son passé qui va trouver la rédemption grâce à une femme.

 

Dans les années 80, un petit garçon nommé Guillermo (Jorge Garcia) avec une voix extraordinaire, vit à Miami avec son père (Alejandro Goic). Il passe un casting et séduit un producteur très influant. Malheureusement pour le jeune prodige, le producteur souhaite uniquement commercialiser sa voix et non son physique.

Le petit qui prend la place du petit prodige a un succès immédiat et hallucinant, ce qui rend Guillermo (Jorge Garcia) frustré, terriblement mal dans sa peau car il se dit que personne ne sait qu'il existe. Par la suite, il commence à se replier sur lui-même. On le retrouve des années plus tard au Chili, sur une île excentrée de la ville, où il vit avec son oncle (Luis Gnecco), à tanner la peau des moutons.

Le film débute où on voit Guillermo dans une maison qui ne semble pas lui appartenir. Il mange, regarde la télé, se balade dans les pièces jusqu'à ce qu'on entende les propriétaires arriver et qu'on le voie partir en vitesse. En rentrant chez lui, il se fait disputer par son oncle : on comprend vite que ce n'était pas la première fois.

De temps en temps, il se prend à rêver et enfile un costume pailleté qu'il a lui-même fabriqué et s'imagine devant des salles remplies, prêt à faire sa diva. On remarque aussi dans le film, qu'il écoute assez fréquemment la vidéo de son casting : son enfance à vraiment été un traumatisme pour lui.

Il rencontre une femme, nommée Marta (Millaray Lobos) qui s'intéresse à lui. Elle connaît tout le monde en ville, mais lui, elle ne l'avait jamais vu auparavant, ce qui l'intrigue fortement. Elle arrive plus ou moins à rentrer en contact avec lui, ce qui s'engage à une relation.

Côté mise en scène, Mémo est quasiment mutique durant tout le film, ce qui laisse place à des choix de cadres extraordinaires, à de la narration visuelle et à des plans très plaisants et marquants. La photographie est vraiment très réussie. Ce film a principalement des plans filmés en courtes focales, ce qui créer un rythme plus entraînant. Des décors naturels sublimes et des plans-séquence réguliers, un travail sonore qui va mettre la nature en avant mais aussi la musique : celle de Guillermo. Tout un jeu sur le passé et le présent qui est très travaillé. Un film qui mériterait un peu plus d'audience.

 

Lucie

 

 

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