Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

cinebaudelaire.overblog.com

Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Ecrire pour exister

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 21 Février 2021, 11:03am

Ecrire pour exister, Richard LaGravenese

 

Ecrire pour exister est un film réalisé et écrit par le producteur, réalisateur et scénariste américain, Richard LaGravenese en 2007. Ce film raconte l’histoire d’Erin Gruwell, une jeune enseignante de 23 ans qui, pour son premier poste, a choisi un lycée de Long Beach. Au début de l’année, l’ambiance de classe est désastreuse, la classe est séparée en groupes d’origines ethniques, laissant apparaître du racisme. De plus, les élèves sont violents physiquement comme verbalement. Tous représentent leurs origines dignement, mais de façon violente.  Erin Gruwell ne s’attendait pas à une classe de ce genre, elle avait idéalisé cette année. Pourtant, même avec les remarques et le manque d’application des autres professeurs, la classe d’Erin va se souder pour créer une confiance entre tous. Grâce à l’usage de la parole et de l’écriture, la professeure va aider ses élèves à écrire leurs histoires.

Ce film dramatique américain est une adaptation du livre « The freedom Writers Diary » d’Erin Gruwell et ses élèves. Ce titre est une référence au mouvement pacifique qui a pour but de supprimer les ségrégations raciales dans les transports en commun. Dans ce livre, on trouve les vécus touchant et douloureux des élèves par rapport aux violences et, en particulier, aux conséquences de ces ségrégations raciales.

 

Premièrement, Ecrire pour exister nous fait ouvrir les yeux sur la place du professeur et l’importance de ce rôle. Erin Gruwell jouée par Hilary Swank, nous fait comprendre qu’être enseignant varie en fonction de la classe, de l’établissement,… La plupart des enseignants de l’établissement ont abandonné le fait de souder une classe pour les mettre en confiance, certains disent à Erin que ses efforts ne servent à rien que les élèves resteront toujours violents,… Pour autant cette professeure ne se décourage pas et continue de persévérer. Cette enseignante voulait que ses élèves soient à l’aise et à leur place dans cette classe, elle voulait que chaque élève se sente égal aux autres pour réduire et même détruire ces discriminations. Par son courage et sa volonté de réussir, la classe devient une famille comme diraient certains élèves, « c’est le seul endroit où on peut être nous mêmes ». Son éducation ludique, sensible et surtout libre interpelle beaucoup plus les élèves qu’un cours normal où l’on écoute passivement. Erin Gruwell porte ses élèves avant tout, il y aura même des conséquences extra-scolaires pour cette jeune femme qui n’est maintenant plus une enseignante mais peut être considérée comme une mère auprès de ses élèves. De plus, cette enseignante ne se sent pas supérieure à ses élèves, ce qui crée une forme de liberté dans le groupe. Ce film montre le métier d’enseignant avec ses défauts mais aussi ses qualités. En tant qu’élève, ce film me permet de me rendre compte de la complexité de ce métier.

 

Ce film dénonce, dans un deuxième temps, le racisme et la ségrégation raciale aux Etats-Unis. En effet, dans cet établissement il n’y a aucune mixité sociale, les élèves restent avec les jeunes qui ont les mêmes origines. On observe ici des clans. La mise en scène nous permet de voir la vie en dehors du lycée pour certains élèves comme Eva Benitez jouée par April Lee Hernandez. Ce film aborde aussi l’horreur des gangs. Le jeune âge des élèves touche le spectateur, ils ont vécu beaucoup de malheurs à seulement 14 ans. Les élèves refusent de se mélanger car ils se croient supérieurs ou, en tout cas, différents des autres. Pourtant, Erin va montrer grâce à des jeux comme par exemple « le jeu de la ligne » que les élèves ont tous des points communs et que certains vivent les mêmes choses. Des liens vont se former et grâce aux efforts acharnés de leur professeur, tous les élèves se sentent désormais égaux même avec ceux qui ne partagent pas les mêmes origines.

 

Pour ma part, Ecrire pour exister est touchant, poignant, sensible et révélateur. Ce film apporte un nouveau point de vue sur la place du professeur, les différentes manières d’éduquer, les ségrégations raciales ainsi que la discrimination.

 

Thelma LE ROUX 1ère6

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents