Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

cinebaudelaire.overblog.com

Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Call me by your name

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 8 Mars 2021, 18:19pm

Call me by your name (2017). Un film qui ne dure qu’un été il en existe beaucoup. Mais Dans Call Me By Your Name, adapté du roman homonyme d’André Aciman, les questions existentiels d’adolescent sont partagés autrement.

 

Luca Guadagnino met en scène la naissance du désir d’un adolescent pour un jeune homme plus âgé. C’est l’été 1983 dans le nord de l’Italie et Elio (Timothée Chalamet) 17 ans, se laisse doucement porter par l’été et la douceur d’une vie à l’abri de toute difficulté matérielle. Un père professeur d’archéologie, une mère lettrée. Elio est un garçon à l’esprit aiguisé dont l’avenir s’annonce sans difficulté. Les vacances à peine commencées, le père d’Elio accueille un assistant de 24 ans venu des États-Unis, Oliver (Armie Hammer). Le jeune homme américain presque cliché, agresse l’esprit raffiné et la légère arrogance d’Elio, qui navigue avec aisance entre ses trois cultures (italienne, française et américaine). L’été progresse et Elio est perturbé par l’intrusion d’Olivier qui est cultivée, drôle et… très séduisante. Elio et Oliver deviennent progressivement inséparables et Elio prend conscience que son désir pour Oliver n’est pas qu’une passade.

 

 

 

Luca Guadagnino aborde son intrigue par des questionnements existentiels qui accompagnent souvent les chroniques adolescentes. C’est précisément ce qui distingue Call Me By Your Name de la majeure partie des films au sujet similaire : une sensualité permanente ( maillot de bain, torse nu), des provocations dénudé et une intrusion extrême des personnages, une découverte de la sexualité. C’est de cela autour duquel graviterait toute sa mise en scène. Les décors de la campagne italienne: une aisance du déplacement, pas de problème, de la joie comme dans une scène où Oliver et Elio entende une musique, se dirigent vers elle puis danse avec des inconnus. Une simplicité rempli d’une multitude d’émotions. Le scénario, écrit par James Ivory est d’une très grande finesse. Il fallait beaucoup de délicatesse pour retranscrire, sans cliché et sans fantaisie les infinis détails d’une histoire d’amour naissante entre deux jeunes hommes dans l’Italie des années 1980. Le regard du cinéaste sur les deux personnages est intéressant. Il faut attendre presque la fin du film pour comprendre que la posture du cinéaste est la même que celle du père d’Elio, discrètement présent mais toujours là, pas loin, avec bienveillance.

 

La mise en scène de Guadagnino prend le temps de faire exister ses personnages en dehors de ce qu’ils vont devenir l’un pour l’autre. Elio qui lit ou quand il est avec ses amis, Oliver avec le père d’Elio pendant des recherches.

Une scène résume bien le mélange de jeu des corps et de l’esprit entre les deux: Oliver et Elio se baladent dans le village, s’arrêtent sur une place et parlent d’Histoire autour d’une statue. La caméra les observe et les suit doucement d’un seul plan séquence qui nous fait immiscer dans leur jeux sans se faire remarquer .. C’est un équilibre qui ne quittera plus le film, des scènes les plus érotiques à d’autres aussi légères qu’un souvenir heureux.

 

Les musiques du film sont devenu emblématique. La plus connu reste Mystery of Love Sufjan Stevens. Elle amène un sentiment de légèreté et pourtant un lourd moment de nostalgie dans une scène qui, justement créer des souvenirs.

 

La conclusion hivernale du film est un paradoxe avec l’été.

Elle renforce le sentiment d’avoir été le témoin d’une bulle temporelle aussi solide que fugace. Comme un rêve vécu intensément, sans jamais pensé que cet été serai éphémère.

 

C’est un film intéressent qui a le mérite d’être vu. Des plans simple qui exprime des émotions, un échappatoire, l’envie d’un été aussi paisible qu’intense.

 

BAMAS Maëlis terminale 2 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents