Durant tout le film, on remarque la grande présence d’une hiérarchie sociale mais également du patriarcat. Les filles sont gardés par leur grand-mère mais on voit que l’oncle est celui qui impose les règles. Il fait d’ailleurs poser des barreaux tout autour de leur maison. On observe aussi que les hommes et les femmes passent peu de temps ensemble. Les scènes à l’intérieur concernent majoritairement les personnage féminins tandis que les scènes à l’extérieur se rapportent sur les personnages masculins.
Concernant les personnages principaux, qui ne sont autres que les cinq jeunes filles, je les aies trouvées toutes très attachantes, on remarque dès le début le lien très fort entre chacune, malgré la différence d’âge qui les sépare. Elles se disputent mais sont aussi solidaires et très attentives. Leurs personnages sont merveilleusement bien interprétés. Les moments passés entre elles apparaissent toujours très clairs à la caméra, la lumière est blanche durant ces scènes. Comme si ces personnages représentaient la pureté et l’innocence.
L’oncle, lui, dégage une colère constante, c’est un personnage effrayant, les scènes s’assombrissent quand il apparaît, il est comparable un monstre.
Plusieurs scènes sont même difficiles à regarder, autant par leur violence physique que psychologique. On sait aussi pendant une grande partie du film que les jeunes filles ne pourrons jamais mener leur vie selon leurs propres choix, elles sont promises à un homme dès leur plus jeune âge qui est choisi pour elles plus tard dans leur adolescence.
Pour conclure, ce film est touchant et capte notre attention durant ses une heure et trente-trois minutes de vidéo. Avec ses personnages uniques et si réalistes. Mais également avec ses scènes parfois très claires puis très sombres, son histoire et son univers. Ce film permet aussi de dénoncer la situation de la femme dans certains pays. Une situation tout à fait discutable. Les femmes qui sont considérées comme des objets et non comme des êtres humains à part entière. Ce film montre l’injustice. Il montre que dans trop de pays encore, une moitié de la population n’est pas libre et devrait pourtant l’être.