Critique « ROUGE »
Farid Bentoumi, un réalisateur natif de la région Auvergne-Rhône-Alpes, nous plonge après quelques minutes seulement dans la problématique principale du film celle de l’Écologie et du traitement des rejets chimiques dans la nature ainsi que la sécurité des employés dans une usine chimique.
Ce scénario est tiré d’une histoire réelle qui nous pousse à réfléchir. Le film a d’ailleurs été tourné en Isère vers Grenoble et en Savoie vers Albertville, ce qui le rend encore plus proche de nous et nous concerne particulièrement.
Les plans sont très bien cadrés et les couleurs ressortent intensément comme par exemple la robe de Nour (Zita Hanrot) ou encore les rejets liquides chimiques qui imposent le titre du film.
Il est réalisé intégralement avec une caméra épaule ce qui fait qu’on se sent plus proches des personnages et de leurs intentions surtout dans les plans d’urgence.
Zita Hanrot incarne une infirmière récemment arrivée dans l’entreprise où son père (Sami Bouajila) est le délégué syndical. La lutte entre le père et la fille fait apparaître les différences entre générations et créer des scènes émouvantes au travers de leurs dialogues.
Même si l’on devine la fin, ce film est riche en suspens et tensions qui fait de lui un thriller social et familial. Il nous garde en haleine jusqu’à la fin comme avec l’alternance de scènes entre la réunion pour promouvoir l’entreprise et l’autorisation au droit de rejet qui s’oppose à la recherche de preuves de Nour.
Pour finir, j’ai apprécié le dernier plan car il nous marque en nous montrant un fait réel de la nature abîmée.
Un film qui nous fait réfléchir sur nos pratiques et nos envies pour l’avenir.
GRISARD Noé 204
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