Maléfique (Angelina Jolie), la puissante fée noire, veille toujours sur Aurore (Elle Fanning), désormais promise à un avenir radieux après avoir accepté la demande en mariage du prince Philippe. Soutenue par les créatures de la Lande et par sa filleule qu’elle aime profondément, Maléfique semble enfin trouver un fragile équilibre. Mais tout bascule lorsque la Reine Ingrith (Michelle Pfeiffer), la future belle-mère d’Aurore, prépare dans l’ombre un plan destiné à semer la discorde entre humains et êtres féeriques. Manipulations, menaces voilées et provocations mettent Maléfique face à un dilemme déchirant : protéger son peuple ou préserver la paix fragile qu’Aurore tente désespérément de construire.
Ce film parvient à retranscrire avec une grande efficacité la tension dramatique d’un conflit grandissant tout en sublimant l’aspect féerique et épique de l’univers. Le choix d’une imagerie aux teintes sombres et saturées, mêlant couleurs éclatantes de la magie et ombres inquiétantes, plonge dès les premières minutes dans une atmosphère mystérieuse et nous permettant de rentrer dans un monde parallèle. Les décors comme des immenses châteaux, la haie de ronce devant la Lande ou les forêts profondes sont ajoutées à des plans larges ce qui amplifie l’impression de grandeur et le réalisme des décors.
Les scènes de bataille sont, particulièrement immersives. Le contraste entre les vols dynamiques de Maléfique, la rapidité du montage et les mouvements de caméra plus nerveux apporte une intensité saisissante aux affrontements. Les impacts magiques, les cris étouffés, les souffles des créatures et les battements affolés des ailes donnent une puissance émotionnelle aux combats assez sanglants. Les effets sonores internes comme les respiration, les bruissements ou encore les murmures renforcent la tension et permettent de ressentir plus profondément le danger et l’intensité des combats en cours.
La bande originale, élément clé du film, alterne entre notes orchestrales et mélodies sombres et profondes qui accentuent le côté dramatique du film. Quelques chants féeriques, inspirés du folklore du royaume et des créatures, se mêlent subtilement aux dialogues, renforçant l’immersion dans un univers à la fois mythique et émouvant.
Pour moi, Maléfique : Le Pouvoir du Mal est un film qui surprend plus qu’on ne l’attend. J’ai eu l’impression de me replonger dans un conte que je connaissais déjà, mais réinventé avec une noirceur inattendues. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la façon dont le film humanise Maléfique : malgré toute sa puissance, elle reste vulnérable à ceux qu’elle aime. Il y a quelque chose de très touchant dans les émotions retransmises durant le film.
Certaines scènes ressemblent à des rêves : les couleurs vives de la Lande donnent une identité visuelle presque hypnotique, elle nous plonge dans un monde imaginaire où tout est possible. On sent une vraie magie, et personnellement, ça m’a captivée du début à la fin.
Enfin, ce que j’ai vraiment apprécié, c’est ce mélange entre les combats, l’émotion et le conte. C’est un film qui m’a surprise, émue par moments, et totalement séduite visuellement.
Fanette Revillard
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