Le nouveau film de Quentin Tarantino, Django Unchained ou le gros western feux d’artifice. Dans le Sud des Etats-Unis, deux ans avant le début de la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de l’affranchir lorsqu’il aura capturé les Brittle, morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
L’attente des spectateurs et des fans de Tarantino était, depuis plusieurs mois, très forte. De plus le budget est conséquent (100 millions de dollars tout de même).Enfin, le casting très alléchant : Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio (etc., etc...).
Ces trois facteurs auraient pu générer une certaine pression sur les épaules de Tarantino. Mais heureusement, le génie autodidacte réussit haut la main ce périlleux défi de ne pas réaliser « le film de trop », il tire même en plein dans le mille.
Tout d’abord, on se demande vite à quel moment la première fusillade va avoir lieu ; et cela ne tarde pas à venir. On est immédiatement, dès la première séquence, plongé dans le western. De bout en bout, on retrouve cette volonté de tuer tout ce qui bouge mais avec comme toile de fond : la traite des esclaves. Et c’est peut être ici que toute la réussite de ce film réside : le sanglant, le grotesque, le grand n’importe quoi et bien évidemment l’humour outrepassent la gravité apparente du sujet de fond.
Il n’y a aucune longueur dans ce film de par l’excellent trio d’acteurs (Foxx, Waltz, Di Caprio qui se complètent parfaitement, plus qu’ils ne pourraient se faire de l’ombre).
Django Unchained est également une véritable balade; un voyage à travers l’Amérique sauvage grâce à des images splendides, à couper le souffle.
Courez-y, aucune hésitation.
BN.