Ernest et Célestine, c'est l'histoire de deux personnages marginaux. L'un Ernest, est un ours, artiste, qui ne pense qu'à dormir et manger... Totalement en marge des autres ours donc, car dans cette société on travaille, monsieur. Célestine quant à elle est une souris se demandant, au grand malheur de son éducatrice, si les ours sont vraiment si méchants.
Les souris ont pour tâche, la nuit tombée, de récupérer les dents placées sous les oreillers des oursons. S'installe ainsi une sorte de compétition entre les souris pour savoir qui ramènera le plus de dents pour les dentistes. Bien sûr, lors de ces expéditions, Célestine en profite pour observer la vie des ours, les analyser, les comprendre... Ainsi, un soir, après un incident "Oursesque", la pauvre se retrouve enfermée dans une poubelle.
Ernest, après avoir hiberné tout l'hiver, se retrouve affamé à son réveil. Il part donc en quête de nourriture en ville. Saltimbanque, il se démène pour gagner de quoi vivre. En fouillant les poubelles, il finit par dénicher Célestine, qu'il tente directement d'engloutir. Commence ainsi une longue et durable amitié.
Tout de suite, on remarque que le choix des couleurs, aquarelle diluée, se révéle vraiment très intéressant, rendant le tout très dynamique. Les dessins, très simplement esquissés avec quelques pointes de couleur, collent parfaitement avec l'histoire et participent à l'originalité de cette oeuvre. L'animation est parfaite, fluide et harmonise le tout.
Finalement, on est devant un film tout public dans tous les sens du terme. Les enfants y verront une belle histoire, divertissante. Les moins jeunes y verront un constat, amer mais optimiste, sur les relations entre milieux différents.Méfions-nous des idées préconçues. Pourquoi ces règles existent-elles? Qui les a instaurées ? Personne ne sait ! Alors allons-y, ignorons les, détruisons les.
A peine commencée, l'année 2013 posséde déjà un de ses chefs d'oeuvre.
Raphaël Thiel