Le réalisateur Rachid Hami nous présente en ce moment en salle son nouveau film La Mélodie. C’est une comédie dramatique ayant été nominée à la Mostra de Venise et primée à la quatrième édition au festival du Cinéma et Musique de la Baule.
C’est l’histoire de Simon, un violoniste professionnel d’une cinquantaine d’années (interprété par Kad Merad) qui doit enseigner le violon à des collégiens turbulents, agités et difficiles à encadrer. Tout semble perdu d’avance pour Simon puisque ses méthodes rigides ne conviennent pas à ces adolescents qui n’ont pas vraiment l’oreille musicale. Cependant, l’un d’entre eux se détache du lot. En effet, Arnold est passionné par le violon et n’hésite pas à travailler des heures pour réussir. Cela suffira-t-il pour emmener tout l’orchestre à la philharmonie de fin d’année ?
Ce film parle de la musique et surtout du plaisir que procure un instrument, puisque Simon a perdu au fil des années cette envie et cette passion qu’il avait auparavant avec le violon, mais aussi du travail et de la persévérance dont auront besoin les collégiens pour réussir. Il parle aussi des quartiers et de la manière dont la musique peut rassembler et canaliser les élèves. Enfin, ce film évoque la paternité : en effet, Simon rêvait de faire de sa fille une grande violoniste contre son gré et retrouve en Arnold l’enfant qu’il a toujours rêvé d’avoir. Arnold, quant à lui, retrouve en Simon le père qu’il n’a jamais connu.
J’ai trouvé l’histoire bien racontée, parfois avec des touches d’humour bien que ce soit un sujet ayant déjà été traité de nombreuses fois avant. La réalisation et les compositions de l’image étaient simples, ce qui rendait réaliste le scénario. Les décors étaient bien choisis, ainsi que la lumière. Les musiques étaient bien choisies par rapport au scénario. Le jeu d’acteur était correct; on a connu Kad Merad meilleur à l’écran, il se laisse un peu oublier. Les enfants jouaient bien pour leur jeune âge, bien que ce ne soit pas très naturel à certains moments.
Pour finir, je conseille ce film à tous les musiciens, bien que ce ne soit pas le film de l’année.
Maïna Combaz


