"Au nom de la terre", un titre fondamentale qui défini le film puisque c'est un sacrife fait à leur terres agricoles par un homme, Pierre, ainsi que par toute sa famille. Le réalisateur Édouard Bergeon porte avec respect, beauté et dureté l'histoire du fils de Pierre, Thomas.
Ce véritable récit se situe dans les années 70' à 90' oû l'agriculture intensive commence à se mettre en place et où la modernité émet une presion sur les paysans; le mot d'ordre n'est plus qualité mais bénéfice. Seulement, la charge de travail ne baisse pas pour autant pour ces hommes et ces femmes, au conitraire elle augmente.
Si tout va bien au départ pour la famille de Pierre, au fil de l'avancer du film, les dettes s'accumulent avec l'épuissement et c'est une véritable déchéance qui se joue. Autre que les évènements tragiques qui nous l'a montre, l'ambiance se détériore et c'est absolument l'ensemble de la composition du long-métrage qui est affecté, des personnages au paysage, ainsi que la musique. Au départ le spectateur fait face à une colorémétrie chaude, pleine de vie, avec elle des relations heureuses et émouvantes entre les membres de la famille de Pierre puis plus la situation de l'agriculteur se dégrade plus les couleurs basculent dans du gris, bleu, noir; quelque chose de triste qui ateint aussi la famille. Famille qui est d'ailleurs le pilié de l'histoire, elle mène un combat avec des liens puissants, la terre les réunit comme elle peut les déchirer.
Il y a un thème musicale précis, qui se métamorphose selon les situations, cette composition a été faite pour nous entraîner dans le quotidien de la famille et créer pour leur univers, c'est en tout cas mon ressentit. La musique est toujours douce mais ses variantes accopagnent les images et fait monter les larmes. C'est un film qui ne pouvait que passer par la réalisation et le jeu d'acteur, cette histoire est vraie, il fallait des peronnes vraies pour la porter et une certaine justesse qu'on retrouve dans le scénario et la réalisation.
Le jeu des acteurs est prenant et touchant, chacun d'entre eux se sont laisser emporter par la figure qu'il incarnait. Homme qui s'effondre pour Guillaume Canet, mère et femme terriblement courageuse prêt à tout pour sauver sa famille pour Veerle Baetens, fils travailleur, adolesecent dévoué et aimant sa famille, son père pour Anthony Bajon... Aussi la figure du père ancré dans un système de vie et de travail qui restera indefiniment dans ses idéaux bons ou mauvais, incarné par Rufus.
"Au nom de la terre" a beau retranscrit une histoire déjà "passée", elle ne l'est point, c'est tout le contraire, c'est une histoire d'aujourd'hui car les paysans, argriculteurs, hommes, femmes... Sont toujours là et ils font vivre les populations pendant qu'eux meurt sur la/leur terre où ils sont transpirés, où ils se sont effondrés, relevés, simplement où ils sont vécuent et travaillés.
Un long-métrage à découvrir avec les yeux et le coeur grand ouvert.
Romane ALAIZE TL1
