Novembre de Cédric Jimenez
13 novembre 2015, Paris, 10ème arrondissement, une explosion retentit aux abords du stade de France à Paris. Le début d’une course contre la montre s’amorce.
Le réalisateur, Cédric Jimenez nous replonge dans ces horribles événements. Il nous montre le stress perpétuel des forces de l’ordre les 5 jours suivants les fusillades et attaques- suicides de Daech avec son nouveau film Novembre, sortit le 5 octobre 2022. Avec au casting, Jean Dujardin, Sandrine Kiberlain, Anaïs Demoustier, Jérémie Renier et Lyna Khoudri. Il est présenté « hors compétition » au festival de Cannes 2022. Pour le réalisateur, représenter les attentats directement n’était pas la solution car il savait que ce qu’il voulait montrer, faire ressentir au spectateur n’aurait pas eu le même impact, pas l’effet voulu. Il savait que cela pencherait trop du côté surréaliste des événements.
On suit Fred (interprété par Jean Dujardin), policier de la sous-direction anti-terroriste. Dans les locaux des forces de l’ordre, tout le monde est en état d’alerte. Entrain de courir, de passer des appels, de mettre en attentes de nombreuses victimes, le poste est surchargé. Mais il reste concentré sur son objectif, capturer tous les meurtriers de ces attaques. Entre suspens, scènes d’actions et d’interrogatoires, le film nous révèle tous les aspects d’une enquête, les procédures et les peines encourues pour les meurtres. Grâce à son film, Cédric Jimenez éclaire le fait que la chasse aux terroristes ne s’arrête pas qu’au territoire Français mais a une envergure internationale. Entre coups de feux, saisies d’informations auprès de proches, filatures; nous sommes servis en termes d’actions ! Les moments de tensions sont très bien réalisés, le spectateur a constamment peur, il est plongé dans cet espace hostile. C’est de plus une véritable course contre la montre car Fred et son équipe doivent, avec l’aide d'autres policiers, mettre fin à ce réseau de protection des terroristes et savoir quand la prochaine attaque aura lieu pour la stopper et ainsi sauver des centaines de personnes. On a toujours ce sentiment d’impuissance tout au long du film, comme dans la réalité où l’on ne peut être que le spectateur de ce drame.
Au niveau technique, les plans sont rapides et courts pour montrer l’action alors qu’à l’inverse, pour les scènes de suspens, les plans sont longs. Pour la musique, il n’y en a que très peu, les explosions, les coups de feux ou encore les scènes de courses poursuites sont assourdissantes. Le spectateur plonge facilement avant même les 10 premières minutes de film. Pour moi, c’est un film réussi, non pas parce que c’est un film d’action mais parce qu’il a su retranscrire la pression, les émotions des policiers, les faits, la nouvelle qui a été propagée sur tous les journaux télévisés au même instant.
Hugo Ermenault
/image%2F0198838%2F20221206%2Fob_98b467_film-novembre.jpg)