Après son premier Avatar en 2009, l'univers de James Cameron nous épate encore avec ce second film immersif où il nous en met plein la vue avec ces décors extraordinaires et grâce à ces nouvelles technologies de plus en plus utilisées qui nous plonge parfaitement dans de nouveaux paysages grandioses.
Jake Sully (Sam Worthington) et Ney'tiri (Zoe Saldana) ont formé une famille et font tout pour rester aussi soudés que possible. Ils sont cependant contraints de quitter leur foyer et d'explorer les différentes régions encore mystérieuses de Pandora. Lorsqu'une ancienne menace refait surface, Jake va devoir mener une guerre difficile contre les humains et afin, également, de protéger sa famille, son peuple.
On retrouve les talents remarquables des acteurs déjà reconnus dans le premier film qui apporte de l’émotion au spectateur à travers leurs paroles et les expressions faciales des personnage qu'ils interprètent. Il convient également de souligner les réussites de la BO d’Avatar 2, à commencer par son nouveau thème : The Songcord. Ce motif mélancolique est pensé avec malice pour conférer diverses émotions selon son utilisation. La poignante chanson se révèle être un chant de deuil dévastateur, portant en lui les regrets d’un couple qui embarque ses enfants dans une guerre qu’ils n’ont pas demandé. Franglen n’hésite pas à décliner cette base mélodique de façon plus épique.
James Cameron repousse les limites des effets visuels pour atteindre un photo-réalisme étourdissant et fait preuve d’une maestria constante de mise en scène, tant dans la contemplation que dans l’action. Les images sont majestueuses d’une beauté irréelle, de grand spectacle hollywoodien.
Mais un bon film se base sur un bon scénario et au-delà de ce choc visuel absolument fou qui emporte quasiment tout sur son passage, ce film fait bien souvent le choix de la facilité avec un spectacle pauvre en recherche scénaristique.
Du point de vue négatif, j'ai trouvé une arrivée très floue de nouveaux personnages comme Spider qui rappelle le film Tarzan et qui questionne beaucoup sur ces origines, on connaît son père, mais pas sa mère. Ensuite, il y a eu de nombreux plans sur les pouvoirs et lien particulier entre Kiri et Eywa qui semblait au départ d'un fil rouge du récit, mais il n’en est rien. Pas de rôles d'autant plus important pour ce personnage impressionnant qui le mérite largement, peu être dans le prochain Avatar.
Le film souffre de consistance dans son récit, d’un scénario prévisible, d’un manque de grandes péripéties et d’absence de développement d’éléments clef. Du point de vue des scénarios : ils sont tous cités. On a Titanic, on a le deuxième épisode de la saga Alien. On a même un petit clin d'œil à Terminator, et on a Abyss. Donc il a recyclé ses précédents films pour nous faire un scénario qui est quand même d'une bêtise sans nom.
Du point de vue positif, on retrouve tout de même l'arrivée de nouveaux peuples avec de nouveaux lieus, contraintes et cultures avec un nouvel élément celui de l'eau. James Cameron trouve ici l’équilibre parfait entre sa virtuosité et les élans de son cœur, sa virtuosité est au service d’un puissant message écologique, d’une réflexion sur le vivre-ensemble, la famille (dans tous ses états) et la transmission entre les générations : le salut viendra de la jeunesse.
Malgré tout, je vous recommande vivement d'aller visionner cette merveille puisque c'est donc les yeux véritablement traversées d'étoiles à la beauté incessante que l'on sort de cette nouvelle visite sur Pandora. Et pour une meilleure immersion et qualité de l'écran et du son, je vous encourage à l'essai de l'expérience dans une salle 4K.