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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Robocop

Publié par François Place sur 9 Février 2014, 20:04pm

Catégories : #Science-Fiction

Robocop, sorti le 5 février et réalisé par José Padilha, est un remake du classique de science fiction du même nom, sorti en 1987 et réalisé par Paul Verhoeven.

Le film nous plonge dans un avenir proche où les américains dominent le marché de l’armement grâce à l’agence OmniCorp spécialisée dans les robots de combat. Ces fameux robots sont envoyés dans les pays les plus dangereux du monde afin d’apporter avec eux la « paix ». Ainsi, la première scène nous présente ce qui ressemble à un JT version patriote appelé le « Novak Elément » et dont le présentateur aurait plus sa place dans une cour de justice que sur un plateau télé. Au cour d’un reportage au Moyen-Orient, on se rend compte que les robots ne sont étrangement pas les bienvenus et, bientôt, un groupe de rebelles s’empresse d’aller se faire sauter en plein sur les humanoïdes robotiques sous les yeux d’une équipe de télévision (j’aimerais tout de même savoir quelle genre de religion demande à ses pratiquants de se faire sauter juste pour passer à la télé).

Le reportage est vite suspendu et, de retour sur le plateau, le présentateur, visiblement très engagé politiquement, encourage les téléspectateurs à faire abolir la loi interdisant de faire patrouiller des robots en Amérique.

Suite à ce début qui plante bien le décor, on se met à suivre un policier de Détroit appelé Alex Murphy, enquêtant sur un dangereux trafiquant. L’ambiance du film change alors radicalement et on passe d’un univers futuriste rempli de robots à une métropole américaine qui semble très actuelle. Au cours d’une mission d’infiltration, le coéquipier d’Alex est blessé et, alors que notre flic lui rend visite à l’hôpital, les gangsters en profitent pour cacher une jolie petite bombe sous sa voiture qui ne tardera pas à exploser, envoyant Alex dans le même état que son pote. Sauf que non en fait, car Alex lui, a du être amputé, il est aveugle d’un œil et est pratiquement sourd, bien amoché en gros. Mais cet accident tombe à pic pour Omnicorp qui, pour plaider sa cause au Sénat, désirait mettre un homme dans une machine et cherchait désespérément un grand blessé à transformer en « ciborg ». On les comprend : trop difficile de mettre un homme « entier dans une armure de métal » alors qu’il me semble que cela s’est fait dans un autre film mais je ne me rappelle plus très lequel, tiens tiens …

Bref, on l’aura deviné Alex est transformé en homme machine et est envoyé dans les rues de Détroit pour combattre le crime, schéma classique pour un film de super-héros.

Si je devais juger le film, je ne vanterais pas son schéma scénaristique vu déjà des dizaines de fois, mais je trouve quand même que ce film a de nombreuses qualités. Certains en s’inspirant du slogan 50% homme, 50% machine, 100% flic le qualifient de 50% mal fichu , 50% kitsch, 100% navet, mais je ne suis pas de cet avis.

Le film est avant tout un superbe film d’action science-fiction où les fans de robots se retrouveront, mais il a la qualité de ne pas trop virer dans le surplus d’actions incroyables que le héros réalise sans être amoché. Ici, Alex Murphy, même si il est en grande part constitué de membres robotiques améliorant ses capacités physiques, reste vulnérable aux balles et ne fonce pas tête baissée dans le tas en tuant tout le monde en trois balles. Il raisonne, se protège et est parfois bien amoché en se faisant tirer dessus, contrairement aux robots avec qui il est mis en parallèle et jugés plus efficaces que lui. Un des points que l’on peut également souligner, c’est la faculté que le film a à casser certains clichés comme le rejet du héros par sa famille parce qu’il n’est plus comme avant, ou les interrogatoires sans aboutissant habituels des films policiers. Les messages sur les médias sont forts, même si ils sont un peu gros, ainsi que la confrontation de l’homme face au robot qui rappelle beaucoup I Robot avec Will Smith.

On remarquera enfin une grande proximité entre le film et les jeux vidéos. On voit par exemple de nombreuses fusillades en vue subjective ou même les séries de tests que le héros subi pour le mettre en situation.

Pour moi, un bon divertissement à réserver au jeune public fans de super-héros robotiques à ne pas prendre au premier degré. Les fans d’action y trouveront également leur compte.

François Place

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