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Blog des élèves de cinéma du lycée Baudelaire de Cran-Gevrier


Le fils de Saul

Publié par les élèves du lycée Baudelaire sur 17 Novembre 2015, 22:00pm

Catégories : #drame

Le fils de Saul

Le fils de Saul est un film dramatique réalisé et écrit par un hongrois, Laszlo Nemes. Ce film remporte le grand prix du festival de Cannes en 2015.

C’est en 1944 que l’histoire se situe, dans le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz. Saul Ansländer, le personnage principal, fait partie du sonderkommando d’un des fours crématoires. Il a la lourde tâche de mettre les corps dans les fours et de disperser les cendres, mais aussi de fouiller les habits des déportés, de transporter les corps, de laver le sang … Il a la « chance », si on peut appeler ça comme ça, de faire partie avec le reste de son groupe d’un sonderkommando, ce qui lui permet une certaine « liberté » de mouvement et de parole dans le camp, contrairement aux autres juifs, résistants, qui eux étaient tués dès leur arrivée dans le camp. C’est comme ça qu’il croit reconnaitre son fils en train d’être tué sur une table par les SS. A partir de là, il va tout faire pour qu’il ne soit pas ouvert et examiné par les docteurs et surtout pour honorer sa mort. Il va alors chercher un rabbin parmi les déportés.

La façon dont le film est tourné est très spéciale, on est toujours du point de vue de Saul. Filmé de derrière avec en premier plan ses épaules, sa veste avec la croix rouge et aussi de devant avec son visage, le bout de tissu qu’il porte devant sa bouche et son nez à cause de l’odeur qui doit être insoutenable. Ce choix de tournage rend le spectateur impliqué dans les décisions que prend Saul, et nous met clairement à sa place. Mais le désavantage, qui est surement voulu, fait qu’on n’arrive pas à suivre, la caméra bouge trop vite, particulièrement de haut en bas, lorsqu’il travaille. Ça m’a donné mal à la tête tout le long du film et encore après. Mais c’est d’après moi ce qui le rend magistral, le fait de donner des sensations particulières pour nous mettre dans la même situation.

Ce bout de tissu met également comme une barrière entre le personnage et les autres, mais également avec le spectateur. Ces deux choses combinées tout le long du film nous rendent impliqués et impuissants face à ce massacre.

La fin du film nous paraît au départ comme une lueur d’espoir et puis ça se finit brutalement, ce qui était malheureusement la réalité.

Mathilde Furlan

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