Voilà un film que j’attendais avec impatience! Quand j’ai entendu parler d’une suite réalisée par Denis Villeneuve et avec Ryan Gosling dans le rôle titre, je ne pouvais qu’être conquise. De plus, étant une fervente admiratrice de l’acteur Harisson Ford, ce film ne pouvait que me plaire.
Inspiré d'un roman culte de Philip K. Dick, le premier film illustrait la traque d'androïdes rebelles qu’on nomme « les répliquants » par ce qu’on pouvait qualifier de "policier désenchanté", Rick Deckard (Harrison Ford), dans un Los Angeles de l'an 2019 enseveli sous la pollution. Au fil du récit, Rick finissait par se rendre compte de la tâche inhumaine qu’on lui avait confiée. Il finissait par tomber amoureux de la réplicante Rachel et ils s’enfuyaient tous les deux pour vivre librement leur idylle.
Dans Blade Runner 2049, le monde est encore plus dévasté et surpeuplé. Les écosystèmes n’existent presque plus, Los Angeles et ses environs périssent, une nouvelle génération d'androïdes, plus performants et obéissants, sont au service des autorités. L'agent K (Ryan Gosling) en fait partie : il est chargé de pister et d'éliminer de vieux réplicants toujours dans la nature. A travers sa mission, K fait une découverte qui risque bien de bousculer l’univers tout entier.
Le problème n’est pour moi ni le scénario, ni les acteurs, ni l’esthétique, mais bien la longueur, la manière dont le film traîne sur des scènes qui, de mon point de vue, n’apportent pas grand chose au film. Même si je m’attendais à ce qu’il y ait un peu de longueur comme on en trouve dans le premier film, mais Ridley Scott manie avec plus de dextérité et de poésie son film que le réalisateur canadien.
Ce qui m’amène à comparer ces deux films, car la comparaison est inéluctable. Les rôles principaux interprétés par Harisson Ford et Ryan Gosling ont tellement de points communs que cela en devient troublant pour le spectateur : tous les deux amoureux, tous les deux dépressifs, tous les deux d’abord pour l’état puis pour la liberté, même si leur interprétation reste complètement différente et propre à chacun de ces grands acteurs. La lumière, le jeu des ombres est tout aussi admirable dans les deux films, mais moins impressionnant pour le 2049 car déjà vu dans le premier film, donc moins original. Le scénario commence d’une certaine façon avec des similitudes mais devient différent cependant : « les méchants » restent à peu près les mêmes, ce qui n’a au final rien d'étonnant. Cependant, le rapport aux réves est très intéressant et subtilement abordé par Denis Villeneuve et son scénariste.
Pour conclure c’était une bonne séance, plus sur la forme que sur le fond, intéressant à voir au cinéma, mais pas forcément à revoir.
Ninon Quebre

